| Un réflecteur, selon le concept de l'Optique
Fluide®, est un composant optique
destiné à recueillir le flux provenant de une ou plusieurs
sources et à
créer un ou plusieurs flux destinés chacun à un usage
spécifique.
Un réflecteur, au sens du concept de l'Optique Fluide, est une optique
fluide statique.
Un réflecteur est assimilé,
lors de sa mise en géométrie, à un bloc dioptrique
à indice constant où les réflexions totales sont
remplacées par des réflexions simples ou multiples. Dans un
réflecteur, les flux sont organisés par une réflexion
unique ou une suite de réflexions multiples.
Les réflecteurs peuvent être
classés par :
- le type de source
utilisée,
- le nombre de
sources utilisées,
- le positionnement de la ou des sources dans le
réflecteur,
- le positionnement de la ou des zones émissives,
- le type de flux, le profil de la section du faisceau et
l'homogénéité du faisceau,
- la
propriété spécifique du flux final,
- le type de
fabrication,
- la matière
utilisée,
- le type de
dépôt.
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| Le Type de source utilisée |
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| Généralités
La source peut être à incandescence, halogène,
fluorescente, à décharge à arc court ou long, à
plasma ou autre....
La géométrie de la source peut être quelconque.
Les dimensions de la ou des sources peuvent être quelconques.
La zone émissive proprement dite de la source peut être filaire,
plane ou volumique.
La zone émissive filaire ou plane peut être axiale, transversale
à positionnement stable ou nstable.
Si la zone émissive est volumique, elle peut être à volume
stable ou instable.
Dans tous ces cas, un réflecteur pourra être adapté
à ces propriétés.
Pour créer un réflecteur optique fluide optimisé, nous
devrons tout d'abord nous intéresser à la géométrie
globale de la ou des zones émissives.

vue iso d'une modélisation de
source à incandescence utilisée dans l'automobile
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Nous distinguons dans nos
calculs trois types de géométrie de zone émissive :
la zone
émissive nominale : cette zone
émissive correspond à la géométrie exacte de la
zone rigoureusement positionnée émettant de la lumière.
Cette zone correspond, par exemple, à la zone occupée par le
filament d'une source étalon correctement fixée. |
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| la zone
émissive hors tolérance : cette zone émissive correspond à l'espace dans
lequel la zone émissive nominale peut être situé. Dans ce
cas, la géométrie de la zone émissive proprement dite peut
être mal positionnée et mal définie. La zone
émissive hors tolérance englobera toutes les
géométries possibles des différentes zones
émissives dans toutes les positions possibles. |
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| la zone
émissive globale : cette zone
émissive correspond à l'espace dans lequel la zone
émissive hors tolérance et toutes les images réelles et
virtuelles de la zone émissive hors tolérance pourraient
être située. Dans ce cas on s'intéresse à tous les
reflets directs ou indirects de la lumière créés par la
zone émissive et les réflexions sur l'intérieur du globe
de verre, le quesot, le culot ou la coupelle. |
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| On peut comparer
entre elles les grandeurs des différentes zones
émissives |
| zone
émissive nominale <
zone émissive
hors tolérance < zone émissive
globale |
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On distingue aussi trois
hypothèses de travail selon que l'on utilise une ou plusieurs sources.
la zone
émissive unitaire est la zone
émissive d'une seule source. Cette zone correspond à l'espace
occupé par un filament de source par exemple. La zone émissive
unitaire d'un arc électrique sera très difficile à
appréhender.
la zone
émissive pluriunitaire est la
zone émissive constituée de l'ensemble des zones émissives
unitaires distinctes les unes des autres. Les espaces situés entre les
zones émissives nominales, hors tolérance ou globale ne font pas
partie de la zone émissive pluriunitaire.
la zone
émissive totale est la zone
émissive strictement constituée du plus petit espace contenant
toutes les zone émissives unitaires. Les espaces situés entre les
zones émissives nominales, hors tolérance ou globale font partie
de la zone émissive totale.
On peut dès lors panacher les types de géométrie des zones
émissives et les hypothèses de travail.
zone émissive
pluriunitaire |
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| l'espace situé entre les
zones émissives n'est pas pris en compte. |
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| zone
émissive totale |
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l'espace situé entre les
zones émissives est pris en compte.
Dans le calcul des réflecteurs, le concept de l'Optique Fluide peut
prendre en compte les paramètres définissant les
différentes catégories de zone émissive.
Les réflecteurs à source réelle et virtuelle.
Pour obtenir de meilleurs rendements, il est intéressant, dans certains
cas, de concevoir un réflecteur créant une source virtuelle
émissive à partir de la source réelle. Le faisceau final
est alors constitué des faisceaux réfléchis provenant de
la source réelle et de la source virtuelle. |
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| Le nombre de sources utilisées |
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Le nombre de sources
utilisées est en général égal à
l'unité. Cependant, nous étudions des réflecteurs pouvant
admettre aussi plusieurs sources.
Nous étudions une famille de générateurs de lumière
pour fibre optique plastique fonctionnant avec une à trois sources de un
kilowatt chacune.
L'Optique fluide dynamique nous a permis de mélanger les flux provenant
de 6 à 8 sources distinctes pour créer le grand projecteur de
type Phare-Doux. Celui que nous avons étudié peut fonctionner
simultanément avec sept sources.
Rien n'interdit la création de réflecteurs à source
particulièrement étendue.
Seuls l'espace disponible et l'énergie électrique disponibles
limitent vraiment le nombre et la puissance totale des sources et du projecteur
qui va les contenir.
Exemple : réflecteur de bureau utilisant des sources économiques
composées de plusieurs cylindres contiguës. |
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| le positionnement de la ou des sources dans le
réflecteur |
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| Une seule source |
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| - positionnement axial
direct |
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| - positionnement axial
inversé |
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| - positionnement de la source dans un plan perpendiculaire à l'axe du
réflecteur |
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| Plusieurs sources de grande
dimension |
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| D'autres dispositions sont aussi
possibles. |
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| Le positionnement de la ou des zones
émissives |
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| Une seule zone émissive
filaire |
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| - positionnement axial ou
longitudinal |
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| - positionnement
transversal |
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| Une seule zone émissive
plane |
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| - positionnement axial ou
longitudinal |
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| - positionnement
transversal |
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| Une seule zone émissive
volumique |
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| - positionnement
axial |
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| - positionnement
paraxial |
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| Plusieurs zones émissives
de grandes dimensions |
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| D'autres dispositions sont aussi
possibles. |
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| Le type de flux, le profil de la section du faisceau
et l'homogénéité du faisceau |
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| Le type de flux (pour
tous les termes qui suivent, voir zone chaude dans le lexique) |
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un flux convergent,
quasi-convergent ou pseudo-convergent :
Le flux peut être focalisé, concentré ou condensé
devant le réflecteur à une distance finie, auquel cas, on dira,
par convention, que le réflecteur est convergent, quasi-convergent ou
pseudo-convergent (On pourra dire aussi que le réflecteur est positif).
Exemple : Un flux devra être convergent, quasi-convergent ou
pseudo-convergent pour entrer dans un faisceau de fibre optique ou
éclairer un film défilant de projecteur.
un flux divergent, quasi-divergent ou
pseudo-divergent :
Le flux ne doit pas être focalisé, concentré ou
condensé devant le réflecteur. Le faisceau obtenu est divergent,
quasi-divergent ou pseudo-divergent et le prolongement virtuel des rayons
lumineux passeront par une zone commune située derrière le
réflecteur, dans ce cas on dira, par convention que le réflecteur
est divergent, quasi-divergent ou pseudo-divergent (on pourra dire aussi que le
réflecteur est négatif).
Exemple : Un flux devra être divergent, quasi-divergent ou
pseudo-divergent pour éclairer une zone cible étendue
située à une certaine distance.
le profil de la section du faisceau
:
le
profil de la section de faisceau peut
être circulaire, ovale, rectangulaire, triangulaire ou autre.
Avec l'Optique Fluide, les formes de ces
profils de section de faisceau sont obtenues SANS l'aide d'écrans, de
caches, de coupelles ou autres limiteurs de champ de lumière.
Exemples : pour entrer de la lumière dans une fibre optique, il faudra
une section de faisceau circulaire, par contre pour éclairer une
péllicule cinématographique, il faudra une section de faisceau
rectangulaire.
L'homogénéité du
faisceau :
Dans la plupart des cas, les faisceaux créés par les
réflecteurs sont réputés "Gaussiens", i.e. avec
un maximum d'intensité sur l'axe optique du réflecteur.
Le réflecteur peut être étudié pour produire un
faisceau à homogénéité maîtrisée, ce qui signifie que l'intensité
de la lumière sur la cible devra être uniforme ou non uniforme,
plus puissante sur la périphérie de la tache de lumière ou
même cette lumière pourra graduellement diminuer d'un maximum
à un minimum de lumière. |
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| La propriété spécifique du flux
final |
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| Nous appelons
"propriété spécifique du flux final", la ou les
caractéristiques géométriques ou physiques du flux
optimisé que l'on souhaite obtenir pour l'application envisagée.
Nous pouvons, ainsi être amené à concevoir des
réflecteurs dont le flux final peut avoir les différentes
propriétés évoquées ci-après.
Le réflecteur à source longue ou très longue devra
concentrer la lumière provenant de source filaire comme certaines
sources à plasma.
Exemple : source à très
haute énergie lumineuse.
Le gradient du faisceau de lumière devra varier graduellement d'un
minimum à un maximum. Deux méthodes différentes permettent
d'atteindre ce résultat.
Exemples : cas d'un projecteur de lumière destiné à mettre
en valeur un monument historique où il convient que le spectateur voie
le monument éclairé de façon uniforme du bas en haut du
monument. Dans ce cas le faisceau créé devra être
trapézoïdal et à variation d'intensité.
C'est aussi le cas du flux créé par une source très longue
et un lèche mur destiné à illuminer une uvre d'art
accrochée à un mur dans une salle de musée.
Le réflecteur à saturation paraxiale ou marginale doit saturer la
lumière présente sur la périphérie du faisceau.
Exemple : projecteur devant mettre en
valeur une voûte architecturale.
Les réflecteurs à coupure ou à cisaillement de flux
doivent rabattre la lumière dans une partie privilégiée de
l'espace, soit en dessous ou au dessus d'une ligne droite, brisée ou
courbe, soit entre deux lignes droites ou brisées.
Avec l'Optique
Fluide, les formes de ces profils de section de faisceau sont obtenues SANS
l'aide d'écrans, de caches, de coupelles ou autres limiteurs de champ de
lumière.
Quatre méthodes différentes
permettent d'atteindre ce résultat selon les hypothèses
initiales.
Exemples :
- projecteurs de lumière
destinés aux feux de croisement.
- réflecteurs à transformation
homéomorphique qui seront plus destinés à créer des
bandes de lumière utilisées à éclairer des
jetées de pont ou des objets longilignes, par exemple.
Le réflecteur à variation de flux est capable, par une
déformation de sa géométrie, de créer un flux dont
l'angle d'ouverture peut varier entre deux valeurs prédéfinies
à l'avance.
Exemple : réflecteur de
spectacle.
Le réflecteur à évacuation de flux thermique doit
être le plus perméable possible à la chaleur et le plus
couvrant possible pour recueillir et renvoyer le maximum de flux lumineux
utile.
Le réflecteur multi-flux peut produire à partir d'une source de
lumière deux faisceaux devant entrer par exemple dans deux fibres
optiques.
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| Le type de fabrication |
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| L'application du concept de l'Optique Fluide à la
technologie nécessite une très bonne maîtrise des
différentes phases de fabrication.
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| Faute de quoi, les efforts
consentis pour développer des optiques fondées sur une
géométrie plus performante optiquement seraient réduits
à néant. |
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| Il est donc indispensable
d'apporter un soin tout particulier à la réalisation des
optiques. Il existe des technologies appropriées qui permettent
d'obtenir les résultats attendus. |
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| Exemple : un réflecteur
possédant initialement un rendement absolu théorique égal à plus de 90 % au niveau de la simulation
théorique peut voir son rendement absolu technologique chuter à
moins de 20 % quand il est mal réalisé par fluotournage ou
repoussage et se situer au dessus de 80 % quand il est soigneusement
réalisé par alésage, polissage, avec un dépôt
correct. |
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Moulage : En général le moule est plus onéreux que
la réalisation par alésage. Cette technique peut être
intéressante au dessus d'un minimum de production.
Fluotournage, repoussage : Nous n'avons pas encore obtenu par cette
méthode, un respect suffisant des formes.
Ces trois techniques sont plus particulièrement réservées
aux productions de série.
Alésage traditionnel ou au diamant
: Nous utiliserons plus volontiers ces
techniques pour créer des maquettes de réflecteurs de
révolution ou non de révolution.
Dans tous les cas, il conviendra que la réalisation de ces
réflecteurs soit effectuée avec beaucoup de soins. Les
interprétateurs informatiques, les non respects de forme, les
défauts de polissages, la mauvaise qualité des
dépôts réfléchissants sont autant de causes non
négligeables de perte de rendement et d'efficacité du réflecteur réalisé. |
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| La matière utilisée |
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Aluminium, laiton et acier
: Ces matériaux sont les plus
communément utilisés.
Verre et quartz : Ces matériaux sont chers, mais permettent d'obtenir de
bons états de surface.
Plastique opaque : Ce matériau est bon quand il n'y a pas de
problème thermique.
Plastique transparent : Nous sommes en mesure d'étudier, en effet, des
réflecteurs fabriqués en plastique totalement transparent
fonctionnant sans peinture ni dépôt. |
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| Le type de dépôt |
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Les types de dépôt
sont très nombreux.
De nombreux paramètres tels que le soin apporté, l'état de
surface du réflecteur, la matière du réflecteur, la
matière du dépôt, etc... influent sur les résultats
obtenus. |